La science-fiction est un genre incroyablement riche et varié. Le grand public n’en perçoit généralement qu’un ou deux sous-genres, mais il couvre un panel d’histoires absolument fabuleux.

Voyons de quoi il retourne.

Les différents sous-genres de la science-fiction
Les masterclass de Roxane Dambre

Les sous-genres principaux

Le Space-Opera

Quand on dit science-fiction, l’immense majorité des gens entend space-opera. C’est le plus célèbre des sous-genres, car le plus représenté au cinéma. Il se compose d’aventures épiques ou dramatiques se déroulant dans l’espace, suivant des règles de gouvernements galactiques à la structure complexe. On y trouvera aussi bien l’exploration spatiale que les guerres interplanétaires.

Des exemples : Star Wars, Star Trek, Stargate la porte des étoiles, Les Chroniques de Riddick

Le Planet-Opera

Deuxième sous-genre le plus connu, le planet-opera nous emmène sur une planète lointaine et inconnue. Les voyages spatiaux sont présents, comme dans le space-opera, mais la nuance vient du fait que l’aventure est liée à une seule planète (laquelle est bien sûr très différente de la Terre, avec des caractéristiques étranges, amicales ou dangereuses, et dotée d’une faune et d’une flore inconnues). Le planet-opera met en valeur tout ce qui touche à la sociologie, l’économie et /ou l’évolution des civilisations de la planète.

Des exemples : Solaris, Dune de Franck Herbert, Avatar

Le Cyberpunk

Nous voici de retour sur Terre, mais dans le futur (plus ou moins proche). La civilisation a sombré dans le chaos suite à un événement bien précis, mais les progrès techniques et technologiques ont continué. On va donc avoir affaire à des hackers, des cyborgs, des androïdes, des intelligences artificielles… Le tout sous le contrôle d’une entité sans visage (les machines, une multinationale, des fanatiques…).

Des exemples : Blade Runner, Terminator, RoboCop, Matrix, I Robot…

La Dystopie ou contre-utopie

Nous sommes toujours sur Terre, mais une Terre alternative, cette fois. L’auteur crée une société qui exerce un contrôle féroce sur ses citoyens au moyen de règles, souvent injustes et brutales. La société est presque toujours séparée en deux parties : les privilégiés (une faible minorité) et les autres. La dystopie est le contraire de l’utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. Et les héros vont combattre cette société. Ou, au moins, ils vont tenter.

Des exemples : Hunger Games de Suzanne Collins, Divergente de Veronica Roth, Bienvenue à Gattaca, Minority Report…

Le Post-apocalyptique

Nous sommes bien sur notre Terre, dans notre monde, mais dans quelques années, après l’apocalypse. La civilisation a été anéantie dans sa plus grande majorité par un événement que l’on avait plus ou moins vu venir. L’histoire raconte les aventures des survivants (pas nécessairement humains, d’ailleurs). La palette d’évolution va de l’attaque zombie à la fuite de la terre dans des vaisseaux hyper futuristes.

Des exemples : Je suis une légende, Mad Max, WALL-E, World War Z

Le Réalisme fantastique

Un de mes sous-genres préférés, bien qu’il soit difficile à reconnaître car souvent à la frontière des autres !

En réalisme fantastique, l’auteur va présenter comme une science (ou en tout cas, comme un sujet réaliste) des sujets actuellement considérés comme farfelus par la science. Au programme : le paranormal, les OVNI, les pouvoirs du cerveau, la vie après la mort, les civilisations ou espèces prétendument disparues…

Des exemples : Signé Sixtine, Indiana Jones et les crânes de cristal

L’uchronie

Nous sommes bien sur Terre, dans notre monde, mais au cours de l’Histoire, quelque chose s’est déroulé différemment de ce que nous en connaissons (par exemple, l’Allemagne nazie aurait gagné la Seconde Guerre Mondiale). Le monde a donc évolué selon ce changement, et le roman se déroule dans cette Histoire alternative. Parfois, c’est le héros qui est à l’origine de la modification temporelle (notamment s’il dispose d’un moyen de voyager dans le temps).

Des exemples : Retour vers le futur, L’Effet papillon, L’Empire Électrique de Victor Fleury, Les Times Riders d’Alex Scarrow…

Le Steampunk

Le Steampunk est un sous-genre proche de l’uchronie. Les intrigues se déroulent dans un 19e siècle marqué par la Révolution Industrielle (d’où « steam » = vapeur). On considère souvent Jules Verne comme le précurseur de ce sous-genre.

Si des éléments magiques entrent dans le roman, alors le Steampunk devient un sous-genre de la fantasy.

Des exemples : Vingt mille lieues sous les mers, Engrenages et sortilèges d’Adrien Thomas…

La Hard science-fiction

Genre réservé aux amateurs de sciences pures de dures ! En effet, la hard science-fiction repose sur les connaissances scientifiques actuelles. Elle offre un récit technologiquement et techniquement crédible au moment où l’auteur l’écrit (la science prime sur l’aspect émotion du roman).

Des exemples : les œuvres d’Arthur C. Clarke, le maître incontesté du genre.

L’Anticipation

On conclut sur la science-fiction avec son sous-genre le plus simple. L’anticipation est tout simplement une histoire qui se déroule dans un futur assez proche, dans notre société, avec des technologies et techniques qui existent déjà à l’heure actuelle (avec bien sûr, quelques évolutions).

Là où ça se complique…

Les choses se compliquent lorsque les genres se croisent entre eux. En effet, ce n’est pas parce que les genres ont des limites que les auteurs doivent s’y cantonner !

À ce moment-là, l’auteur est à cheval sur deux sous-genres, voire deux genres. Et ce mélange peut prendre un nom, car les nomenclatures ne sont pas figées.

Par exemple, il suffit qu’un auteur mette des gobelins (issus de la fantasy) dans un vaisseau spatial (issu du space opera), et nous obtenons… de la space fantasy ! (si, je vous jure, ce terme est répertorié par Wikipédia)

Mon conseil

Si vous associez deux genres que tout le monde connaît, aucun souci. Je présente régulièrement Animae en parlant de « polar fantastique », et les gens hochent la tête d’un air complice car ils voient très bien ce dont il peut s’agir.

En revanche, si vous associez deux genres ou deux sous-genres qui ne font par partie des plus célèbres, cela peut être plus compliqué. Concrètement, si vous expliquez à vos proches et aux inconnus en salon que vous faites de la space fantasy, on va vous regarder avec des yeux ronds. Les gens aiment comprendre de quoi il s’agit du premier coup.

Si vous êtes dans ce deuxième cas, je vous invite à :

  • choisir celui qui, d’après vous, représente le mieux votre roman.

Qu’est-ce qui est le plus important, dans vos gobelins de l’espace ? Les gobelins ? Ou l’espace ? C’est-à-dire la fantasy ? Ou la science-fiction ? Et là, il suffira d’adapter : C’est de la fantasy dans l’espace ! Ou alors : C’est de la science-fiction avec des gobelins ! C’est bien plus facile à comprendre qu’un sous-genre méconnu qui est le croisement de deux autres. 🙂

  • trouver un roman/film célèbre qui appartient au même genre.

Parfois, quand j’annonce que Un Karma presque parfait est une comédie romantique, je vois un grand vide dans les yeux de mes interlocuteurs. À ce moment-là, j’ajoute avec un sourire « c’est du Bridget Jones à la française, en plein cœur de Paris et avec Pôle Emploi ! ». Et là, c’est gagné, je récupère tout le monde. 😉

À vous !

Alors, et vous ? Quel est votre genre ? 😀

Pour aller plus loin :

Les sous-genres de la fantasy et du fantastique

Les différents sous-genres de la science fiction
Roxane Dambre

Et pour poursuivre la discussion…

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Les Masterclass de Roxane Dambre

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